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Encourager une culture écoresponsable de la recherche

Cet appel à projets donne suite à la démarche de consultation de notre communauté universitaire sur l’enjeu de l’écoresponsabilité en recherche pour nos infrastructures.  


Objectif

L’appel à projets vise à soutenir les unités, les centres et les laboratoires de recherche des Campus de l’UdeM qui souhaitent s’engager dans une démarche d’écoresponsabilité de la recherche.

Que finance l’appel à projets ?

L’enveloppe au niveau institutionnel pour ce concours est de 100 000 $ au total et permettra de financer des initiatives et des projets structurants. À titre d’exemples, voici quelques projets financés lors de la dernière édition :

o « Remplacement de compresseurs fonctionnant au gaz HCFC-22 », avec la Faculté de médecine vétérinaire
o  « Impression Circulaire : Du Déchet au Prototype », avec la Faculté de l’aménagement
o « Réutilisation des consommables plastiques », avec le CRCHUM
o « MIL-FIL: Revalorisation des matériaux d'impression 3D résiduels en filaments pour l'impression 3D », avec la Faculté des arts et des sciences
o « Bar à retailles », avec la Faculté de l’aménagement
o « L'impression 3D pour la réparation et l’adaptation des outils de laboratoire : une approche durable » avec la Faculté de médecine

Les projets peuvent émaner de chercheurs.euses, d’employés.ées responsables de laboratoires ou encore de facultés directement. La fourchette moyenne des montants octroyés pour les projets financés auparavant se situe entre 1 000 $ et 50 000 $. Pour les projets d’envergure (plus de 20 000 $), une participation financière de votre faculté est attendue.

**À noter que les dépenses de salaire ne peuvent être prises en charge dans le cadre de cet appel.** 

Conditions 

Les dépenses doivent être effectuées avant le 31 mars 2026 et le matériel reçu (si applicable). Les démarches et les frais pour les commandes de matériel peuvent être initialement effectués par vos unités. Le Laboratoire d’innovation s’engage à effectuer les remboursements par débit/crédit ou sur facturation (pour les centres affiliés).

Pour toute initiative concernant le réemploi et/ou le recyclage de matériel de laboratoire, une évaluation du respect et de la faisabilité du projet sur le plan de la santé et la sécurité au travail sera réalisée en interne. Pour de l’information générale sur la récupération des plastiques rigides, consultez cette affiche. Si vous avez d’autres questions, vous pouvez vous adresser à l’Unité de développement durable (UDD) : durable@umontreal.ca.

Point d'information

À l’initiative du professeur de chimie Kevin Wilkinson, le projet-pilote de recyclage des plastiques rigides (HDPE et PP, numéros 2 et 5) mené en 2023 auprès d’une soixantaine de laboratoires situés au Campus MIL a connu un franc succès. L’Université de Montréal, et à l’avant-poste l’Unité de développement durable (UDD) et le Laboratoire d’innovation, se réjouissent de cet enthousiasme et souhaitent continuer à soutenir ce type d’initiatives. 

Pour conserver l’intégrité des expériences en laboratoires et de leurs résultats, nous souhaitons rappeler de bien respecter les règlementations en matière de sécurité et de santé. Pour toute initiative de recyclage ou de réemploi de matériel utilisé en laboratoire, il s’avère essentiel de s’informer adéquatement sur les bonnes pratiques : tout matériel en contact avec des matières dangereuses (chimiques, biologiques, radioactives) ne peut faire l’objet d’un recyclage ou d’une réutilisation. Si vous avez des doutes sur la faisabilité de votre projet, vous pouvez valider le processus en amont avec l’UDD qui pourra vous aider à choisir la meilleure option en vue de la réutilisation, la récupération et du recyclage, en accord avec les engagements de l’UdeM.

Dans un même élan d’écoresponsabilité en recherche, nous en profitons également pour mentionner le programme d’Option de réutilisation des équipements de laboratoire (OREL) opéré par l’UDD. Celui-ci permet la disposition responsable d’appareils scientifiques et leur réemploi par les équipes qui en sont détentrices afin d’en faire profiter d’autres laboratoires ou structures externes.

Comment candidater ?

La soumission de la candidature se fait en deux étapes :

1- Remplir le formulaire disponible en ligne

2- Rencontrer la personne qui gère l’appel à projets pour discuter de votre proposition et s’assurer de son adéquation avec les pratiques écoresponsables en recherche. Les candidats.es fournissent un dossier complet présentant leur projet (activités et budget). Ce dossier sera soumis à l’analyse et à l’évaluation avant la rencontre avec la personne responsable

Différents critères seront seront pris en compte dans l’évaluation des demandes, notamment : 

  • la maximisation de l’impact du projet vis-à-vis de la réduction de l’empreinte écologique de la recherche ;
  • les projets proposés par des équipes de recherche n’ayant jamais bénéficié de ce programme de subvention ;
  • le lien évident entre le projet et les engagements exprimés par l’UdeM dans son plan d’action sur le développement durable (2024-2029).

 

Calendrier

Ouverture de l’appel à projet : 10 juin 2025

Date limite de dépôt de proposition de projet* : 15 novembre 2025

*Vous pouvez soumettre votre projet dès à présent et, ce, jusqu’au 15 novembre ou jusqu’à épuisement des fonds.

Pour toutes questions, veuillez contacter Cécile Delignou: cecile.delignou@umontreal.ca 

 

Cet appel à projets ne s’applique pas aux demandes concernant la gestion des matières résiduelles et de recyclage déjà prise en charge par la Direction des immeubles.


Projets financés

Habiter la recherche : laboratoire d’écoconception appliquée

Le projet vise à transformer une section de notre grand bureau en un micro-laboratoire vivant, un espace hybride entre fablab, biolab et atelier d’écotechnologies où les étudiants-chercheurs co-créeront, testeront et documenteront des solutions concrètes en matière d’économie circulaire, de biofabrication et de gestion durable des ressources. Dans sa première phase, le projet s’appuie sur une série d’idées discutées avec les étudiants-chercheurs lors des séances de codesign tenues en amont : micro-élevage d’insectes et vers pour explorer la bioconversion ; micro-compostage ou bokashi intérieur ; petits systèmes expérimentaux de traitement des eaux grises ; production vegetale associé ; croissance sur place de mycomatériaux (assises, panneaux, modules) ; mobilier biosourcé et éléments biophiliques. Ces pistes ne sont toutefois que des exemples initiaux. Le laboratoire est conçu comme un espace évolutif, où les prototypes, expérimentations et systèmes vivants seront adaptés, modifiés ou remplacés selon les besoins, idées et découvertes des usagers au fil du projet.

En offrant un lieu où les concepts d’écoconception, de circularité et de biofabrication deviennent tangibles, ce micro-laboratoire permettra aux étudiants-chercheurs de vivre la transition socioécologique plutôt que de seulement l’étudier. Son caractère évolutif en fera un espace agile, capable d’intégrer de nouveaux systèmes, de nouvelles idées et de nouvelles pratiques au fil de l’année.

Responsable du projet : Joan Laur

Remise à neuf d'un générateur micro-onde pour la production de plasmas

La production de plasmas froids pour la synthèse de couches minces repose de manière cruciale sur l’utilisation de générateurs de puissance. Ces sources d’énergie permettent de créer et de maintenir des plasmas stables, homogènes et précisément contrôlés, conditions indispensables pour obtenir des dépôts de haute qualité aux propriétés finement contrôlées. Les activités de recherche réalisées à l'UdeM se distinguent par le recours à des plasmas micro-ondes; ces derniers sont caractérisés par une grande souplesse au niveau des conditions opératoires, et donc par une vaste gamme de propriétés fondamentales pertinentes pour la fabrication de matériaux avancés. De telles couches minces trouvent des applications dans de nombreux domaines, notamment l’optoélectronique, le photovoltaïque, les revêtements fonctionnels, etc. Cependant, les générateurs de puissance micro-ondes actuellement utilisés dans ces procédés présentent une durée de vie limitée. L’usure de leurs composants internes, en particulier ceux fondés sur des technologies traditionnelles à tubes et des magnétrons, entraîne une dégradation progressive de leurs performances, menant à des arrêts de production ou à une perte de qualité des plasmas générés. Le remplacement complet de ces équipements constitue non seulement une dépense très importante, mais aussi un enjeu environnemental significatif, compte tenu de la forte consommation de matières premières critiques et stratégiques nécessaires à leur fabrication. Les récentes avancées en technologies à l’état solide offrent une alternative prometteuse : elles permettent de remettre à neuf ces générateurs en remplaçant ou modernisant les sous-systèmes critiques. Cette approche augmente la fiabilité de l’équipement, améliore son rendement énergétique et prolonge considérablement sa durée de vie utile. Dans ce contexte, l’objectif du projet est de remettre à neuf un générateur de puissance micro-ondes destiné à la production de plasmas froids. Cette démarche permettra de réaliser des économies substantielles, tant sur le plan écologique — en réduisant la consommation de minéraux critiques — que sur le plan économique, en évitant l’achat d’un générateur neuf dont le coût est particulièrement élevé.

Responsable du projet : Robin De Meyer

Pérennisation des appareils analytiques partagés

Le centre régional de spectrométrie de masse comprend une douzaine d’appareils à la fine pointe de la technologie dont la valeur d’achat dépasse 10 millions $ et offre, depuis de longues années, des services très spécialisés à plusieurs chercheurs dans les départements de chimie, biochimie, biologie, nutrition, santé publique, psychiatrie, pédiatrie, l’école polytechnique. Une particularité de cette plateforme est la disponibilité de plusieurs appareils de chromatographie couplée à la spectrométrie de masse en accès libre, 24h/jour, 7 jours/7 pour les étudiants gradués, stagiaires postdoctoraux et étudiants en stage spécialisé. Les utilisateurs peuvent ainsi avoir des réponses rapides durant différents étapes de leur travail et accélérer l’avancement de leur recherche. En plus, leur entrainement sur ces appareils spécialisés leur donne des habiletés et des connaissances poussées sur l’instrumentation qui s’avèrent très utiles lors de leur intégration sur le marché du travail en tant que personnel hautement qualifié. La présente demande a pour objet deux modules interconnectés sur un des appareils offerts en accès libre. Cette réparation permettrait dans un premier temps de remettre à profit les autres modules du système qui sont encore fonctionnels mais qui ne peuvent pas opérer sans auto-échantillonneur. D’autre part, la reprise du service sur cet appareil de chromatographie liquide en accès libre permettrait d’augmenter le nombre d’analyses réalisables de façon autonome par les usagers, tout en augmentant la durée de vie de cet équipement acheté avec des fonds publiques.

Responsable du projet : Alexandra Furtos

Réhabiliter un toit-terrasse en vue d'en faire un espace pour la recherche en phytotechnologie

La communauté de recherche de la Faculté de l'aménagement agit comme un acteur de premier plan dans le développement de solutions aux problématiques environnementales qui touchent le Québec et le monde. Nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau projet structurant pour promouvoir concrètement des pratiques écoresponsables en recherche, le toit-terrasse multifonctions :

  • Mise sur pied d'un incubateur de végétalisation urbaine

Avec l'implication de la professeure Béatrice Gervais-Bergeron, experte en phytotechnologies à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage, nous projetons de créer un incubateur de végétalisation urbaine qui deviendra un tremplin de recherche fédérateur et interdisciplinaire en écoresponsabilité. La professeure Gervais-Bergeron utilisera le toit-terrasse pour approfondir ses recherches sur les infrastructures vertes et bleues. En testant divers assemblages de végétaux, elle pourra évaluer la résilience et les services écologiques rendus par les toits verts, tel que la gestion des eaux pluviales, des îlots de chaleur et de la biodiversité.

  • Convergence de la recherche, de l'enseignement et de la biodiversité

Ce laboratoire vivant permettra à la communauté étudiante et aux chercheurs de suivre l'évolution des travaux, de documenter les meilleures pratiques en architecture durable et de mobiliser les connaissances en phytotechnologies.

En transformant une infrastructure sous-utilisée en écosystème productif de connaissances, nous créerons un modèle inspirant de recherche-action. Cette initiative renforcera la position de l'Université de Montréal comme pionnière de la recherche intégrée en végétalisation urbaine et phytotechnologies, faisant de notre toit-terrasse un symbole vivant de notre engagement envers un avenir durable.

Responsable du projet : Frank Berdin

Au revoir aux polluants éternels et bienvenue aux matériels recyclés

La grande majorité de nos expériences sont "fait maison" et nous recourons très souvent à l’usinage des pièces non seulement métalliques mais aussi du Teflon en grande partie. Dans ce projet, nous cherchons à remplacer les pièces à base du Teflon, un matériau contenant du PFAS et connu comme polluant éternel, en des pièces fabriquées en plastiques recyclés en utilisant des imprimantes 3D. Le Téflon présente plusieurs limitations qui peuvent être surmontées par les plastiques imprimés en 3D. Ces derniers, en plus de répondre à des besoins spécifiques grâce à leur flexibilité de conception, peuvent offrir une alternative plus économique et écoresponsable. Bien que l’usinage du Teflon est bien maîtrisée, les ressources nécessaires ainsi que les résidus polluants ne sont pas négligeables. L'impression 3D permet de créer des formes géométriques complexes et des structures optimisées qui seraient difficiles ou impossibles à produire par l’usinage traditionnelle du Teflon. L'impression 3D permet d’obtenir des pièces ajustées exactement aux besoins ponctuels, tout en réduisant la consommation de matière et le recyclage des anciennes pièces. Les plastiques imprimés en 3D sont choisis en fonction de leurs propriétés spécifiques, ce qui permet d’obtenir des matériaux ayant des caractéristiques adaptées aux besoins dans le laboratoire.

Un autre avantage important à considérer dans ce projet pour acquérir des imprimantes 3D est la réduction des coûts de production. Les processus traditionnels de fabrication de pièces en Téflon nécessitent des outils de moulage coûteux et des chaînes de production rigides. L’impression 3D, en revanche, permet de fabriquer des pièces à la demande, réduisant ainsi les coûts liés à l’inventaire et aux stocks, ainsi que les coûts de fabrication. L'impact environnemental de l'impression 3D est significativement faible comparé à celui du Teflon et de son usinage. Les plastiques utilisés dans l'impression 3D viennent souvent du recyclage du plastique et sont encore plus faciles à recycler que le Téflon. Le processus d'impression 3D génère moins de déchets, car les pièces sont produites en ajoutant de la matière couche par couche (fabrication additive). L’usinage du Teflon, cependant, produit une quantité non négligeable de résidus (ex. micropièces du Teflon) très difficilement recyclable.

Responsable du projet : Ahmad Hamdan

Revalorisation des chambres de croissance

Le projet a pour objectif la remise en état d'une chambre de croissance Conviron de type "walk-in" actuellement hors-service. Cette chambre de croissance de grande capacité est essentielle aux activités de recherche de l'IRBV. Elle comporte 6 étages et permet un contrôle précis des conditions climatiques (photopériode, température, humidité), essentielles à la culture de plantes et à l’élevage d’insectes dans des conditions expérimentales standardisées. Actuellement, l’arrêt de fonctionnement de cette chambre limite la capacité de nos équipes à mener des expériences reproductibles et augmente notre dépendance à des alternatives coûteuses et énergivores, comme l’utilisation de plusieurs petites chambres de remplacement. Cette démarche de réparation s’inscrit dans une perspective d’économie circulaire et de durabilité. Elle contribue à la réduction de notre empreinte environnementale tout en soutenant les activités de recherche et d’enseignement de l'IRBV.

Responsable du projet : Simon Joly

Écoresponsabilité en microscopie à fluorescence

Les microscopes à fluorescence requièrent une source de lumière à large spectre pour permettre l’illumination des échantillons. Dans la majorité des cas, cette lumière est produite par une lampe contenant entre 20 et 100 mg de mercure. Le mercure est une substance toxique et persistante dans l’environnement. Il pollue les milieux naturels comme les lacs et les cours d’eau, et s’accumule dans les tissus des organismes aquatiques. Cette pollution remonte ensuite la chaîne alimentaire. Une fois absorbé, le mercure se distribue dans tout l’organisme et peut provoquer divers effets nocifs. Même à faible dose, il est associé à des troubles neurologiques et du développement. En raison de sa bioaccumulation, le mercure représente un enjeu écologique majeur, et sa suppression constitue une priorité. Cependant, les progrès technologiques en microscopie permettent désormais d’utiliser des solutions d’éclairage sans mercure. Ce projet a pour objectif de remplacer une source lumineuse au mercure par une technologies alternative plus durable, soit le DEL.

Responsable du projet : Janelle Drouin-Ouellet

Programme de prolongation du cycle de vie des matières plastiques de laboratoire

La faculté de pharmacie compte 17 équipes de recherche actives au Pavillon Jean-Coutu. Les laboratoires consomment annuellement une quantité importante de matière plastique pour réaliser leurs activités de recherche. Parmi les plus utilisées, on compte les pointes pour micropipettes, des microtubes de différents volumes ainsi que des tubes de centrifugation, tous à usage unique. Ces matières plastiques pourraient être réutilisées plusieurs fois si elles étaient recyclées et reconditionnées correctement après utilisation, avant d’être envoyées à la déchèterie à la fin de leur vie utile. L'objectif du projet est de mettre en place, à l’échelle facultaire, un programme de réutilisation des matières plastiques de laboratoire. En collaboration avec la compagnie Phoenix Impact, un plan de ramassage, nettoyage, reconditionnement et livraison des déchets plastiques de laboratoire a été conçu. Ce plan concerne 12 laboratoires de recherche dépensant environ 25,000$ annuellement dans l’achat de matières plastiques pour leurs activités de recherche. Il inclut le ramassage des matières plastiques, leur reconditionnement et tri et finalement leur livraison aux laboratoires pour réutilisation.

Responsable du projet : Marie Lordkipanidzé

MIL-FIL : Revalorisation des matériaux d'impression 3D résiduels en filaments pour l'impression 3D

Le projet MIL-FIL propose de revaloriser les matériaux résiduels de l’impression 3D provenant de la déposition de filaments fondus (fused filament fabrication, FFF) de polymère en de nouveaux filaments qui peuvent être utilisés pour de nouvelles impressions 3D. L’appellation MIL-FIL souligne la signature UdeM du projet en faisant référence au Campus MIL, lieu de préparation des filaments, tout en mettant de l’avant les «milles» vies que les matériaux résiduels pourront avoir en étant revalorisés en filaments. En FFF, les matériaux résiduels proviennent des structures de support qui doivent être imprimées pour soutenir la pièce imprimée, mais aussi des pièces imprimées qui sont ratées. Selon des fournisseurs d’imprimantes 3D, tels que Ultimaker et Prusa, de 10-40% en poids des filaments utilisés pour la FFF sont jetés. Notre équipe y voit donc un potentiel intéressant pour la revalorisation : actuellement, ces matériaux résiduels sont générés par les équipes de recherche qui emploient l’impression 3D (dont notre équipe, et ce, sur une base quotidienne), l’atelier de génie mécanique du MIL et les ateliers de fabrication numérique de l’UdeM. Au lieu de jeter ces matériaux résiduels, nous proposons d’établir un protocole pour les collecter et les revaloriser en de nouveaux filaments pouvant être utilisés pour la FFF par les équipes de recherche, l’atelier de génie mécanique du MIL et les ateliers de fabrication numérique de l’UdeM.

Responsable du projet : Audrey Laventure

Bar à retailles

Chaque jour, dans nos écoles de design et d'architecture, nos étudiants et nos enseignants font preuve de créativité pour imaginer le monde de demain. Mais ce processus génère son lot de déchets, principalement des retailles de matériaux utilisés pour les maquettes et prototypes. Et si nous donnions une seconde vie à ces ressources tout en sensibilisant nos futurs architectes et designers à l'importance de l'économie collaborative et du réemploi ? Voilà l'ambition du projet rassembleur que nous présentons. Premièrement, nous souhaitons créer un « bar à retailles » au sein de la Faculté de l'aménagement. C'est une appellation maison qui résonnera avec la communauté étudiante. Ce sera un aménagement de type « comptoir » qui servira de plateforme d'échange et de partage. Nous imaginons un espace adapté qui invitera les étudiants à déposer leurs chutes et retailles encore utilisables. Bois, métal, plastique, tissu... tous ces matériaux seront minutieusement collectés, triés, répertoriés et mis à disposition de la communauté étudiante. Plutôt que d'acheter de nouvelles matières premières, les étudiants pourront se servir dans cette réserve collaborative pour leurs projets. Cela permettra de réduire les déchets et le gaspillage, mais aussi de stimuler la créativité en poussant les étudiants à intégrer des matériaux de seconde main dans leur processus de conception. Le bar à retailles de la Faculté sera appelé à devenir un incubateur d'innovations écoresponsables.

Responsable du projet : Frank Berdin

Impression Circulaire : Du Déchet au Prototype

Le Laboratoire en Architecture Informatique et Robotique (LAIR) lair.umontreal.ca, rattaché à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, se consacre à la recherche en fabrication numérique, avec un intérêt particulier pour l'impression 3D utilisant des filaments et un extrudeur à granulés monté sur un bras robotique. Ce projet vise à intégrer des pratiques écoresponsables en réutilisant les impressions 3D défectueuses et d'autres déchets plastiques pour produire des prototypes à l'échelle architecturale et des modèles détaillés en matériaux recyclés. Actuellement, le laboratoire et l'ensemble de la faculté génèrent une quantité significative de déchets plastiques provenant d'impressions 3D ratées. Ces déchets sont une opportunité pour adopter une approche circulaire, en transformant les impressions ratées et les bouteilles en PET en flocons, puis en filaments ou granulés. Ces matériaux recyclés alimenteront à la fois les imprimantes 3D traditionnelles et l'extrudeur à pellets du bras robotique pour des projets de grande échelle. En réduisant la dépendance aux matériaux neufs, ce projet contribue à une fabrication numérique plus durable.

Responsable du projet : Andrei Nejur

L'impression 3D pour la réparation et l’adaptation des outils de laboratoire : une approche durable

Le projet L'impression 3D pour la réparation et l’adaptation des outils de laboratoire : une approche durable vise à intégrer l’impression en 3 dimensions (3D) comme une solution écoresponsable pour la maintenance et la personnalisation des équipements de laboratoire des groupes de recherche associés au Centre d’innovation biomédicale (CIB). Ce centre rassemble une cinquantaine de chercheurs campus provenant des cinq départements de sciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. À terme, ce projet permettra de combler un besoin de service de réparation au sein du CIB par la fabrication sur demande de pièces de remplacement et d’adaptation à faible coût, réduisant ainsi la nécessité de jeter des équipements de recherche obsolètes ou endommagés. Ce processus soutiendra une gestion plus durable des ressources en réduisant la production de déchets et en optimisant l’utilisation de matériaux recyclables. En prolongeant la durée de vie des instruments, il limitera le gaspillage lié à l’achat de nouveaux équipements et minimisera la consommation de plastiques non durables, s'inscrivant dans les efforts de l'Université de Montréal pour réduire son empreinte écologique et favoriser une démarche circulaire.

Responsable du projet : Normand Cyr

Réutilisation des consommables plastiques

Un projet pilote est en cours entre plusieurs laboratoires du CRCHUM, dont le miens, et l'entreprise Phoenix Impact (https://phoeniximpact.ca/fr/). Cette entreprise propose un traitement durable des consommables plastiques de laboratoires pour pouvoir les réutiliser plusieurs fois. Le projet pilote consiste à tester la logistique d'un tel projet et de voir s'il est pérenne. Toutefois, nous souhaitons également valider experimentalement que la réutilisation des consommables plastiques n'affecte pas la rigueur scientifique et est exempt de toute contamination croisée. Pour ce faire, nous allons tirer profit d'expériences qui sont très sensibles aux contaminants tels que : le génotypage par PCR fluorescente, le traitement pharmacologique de larves de poisson-zèbre. Durant 3 mois, nous proposons de conduire plusieurs de nos expériences en parallèle: avec des plastiques neufs, ou issus du retraitement par l'entreprise Phoenix.

Responsable du projet : Éric Samarut

Remplacement de compresseurs fonctionnant au gaz HCFC-22

À la Faculté de Médecine Vétérinaire (FMV), une salle commune regroupe treize congélateurs permettant de conserver des échantillons à une température de -80oC. Ces appareils sont utilisés par neuf laboratoires de recherche de la FMV. Lors de leur fonctionnement, ces congélateurs génèrent énormément de chaleur, rendant absolument indispensable un refroidissement constant de la pièce. Cette climatisation est assurée par deux systèmes utilisant des compresseurs refroidis avec un gaz réfrigérant (le HCFC-22). Ce dernier constitue un des gaz majeurs actuellement utilisés dans la réfrigération et la climatisation domestiques et commerciales. Plusieurs études ainsi que des données gouvernementales du Québec et du Canada ont démontré que le HCFC-22, qui est en fait un gaz chloré, est un puissant gaz à effet de serre, très fortement nocif et qui contribue à l'appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique. Le présent projet consiste à remplacer nos compresseurs utilisant le refroidissant HCFC-22 par deux appareils refroidis au R-410A, un réfrigérant sans chlore et peu nocif pour l'environnement car il ne contribue pas directement à l'appauvrissement de la couche d'ozone. Il s’agit du réfrigérant le plus couramment utilisé pour les nouveaux systèmes de climatisation commerciaux, grâce à son efficacité énergétique et à sa facilité d’utilisation.

Responsable du projet : Frédéric Berthiaume

Prolongation du cycle de vie d’équipements mutualisés

La Faculté de Pharmacie compte 17 équipes de recherche actives. Le parc d’équipements est estimé à plus de 10 millions de dollars et dessert quelques 120 étudiant.e.s, stagiaires postdoctoraux et chercheurs.euses. Afin de maximiser l’utilisation de l’infrastructure, la Faculté a créé depuis 2007 des salles d’instrumentation communes où se trouvent des équipements servant à plusieurs équipes de recherche. Les infrastructures mutualisées étant utilisées à leur pleine capacité, celles-ci deviennent vulnérables et doivent être remplacées. Ce projet a donc pour objectif la mise en place d'un programme de maintenance des équipements communs en fin de vie afin de prolonger leur durée d'utilisation et d’éviter leur remplacement.

Responsable du projet : Xavier Banquy

Extension de la durée de vie des batteries au Plomb

De nombreux instruments scientifiques possèdent une batterie intégrée au plomb/acide. Ces batteries généralement 12V sont des consommables qu'il est nécessaire de remplacer tous les 5 ans environ. Ce projet a pour objectif de doubler la durée de vie utile de ces batteries en luttant contre les deux facteurs principaux de vieillissement: i) la corrosion et ii) la sulfatation. Pour ce faire, un chargeur intelligent permettra la maintenance annuelle de ces batteries afin de doubler leur durée de vie.

Responsable du projet : Benoit Bessette

Changement de compresseurs de chambres froides

Les températures de deux chambres froides (-4oC et -20C) partagées par plusieurs laboratoires de recherche de la Faculté de Médecine Vétérinaire de St-Hyacinthe étaient assurées par deux compresseurs datant de plusieurs années. Ces compresseurs étaient refroidis par un débit constant et en continu d'eau de la ville allant directement au drain. La quantité d'eau utilisée quotidiennement était considérable. Dans un souci d'assurer un mode de fonctionnement plus écologique, nous, vice-décanat à la recherche, avons décidé de remplacer ces deux équipements par deux compresseurs qui ont été installés sur la toiture du bâtiment et refroidis uniquement à l'air. Cette réalisation permet donc un fonctionnement tout autant efficace de nos chambres froides, mais en ne nécessitant aucun gaspillage d'eau.

Responsable du projet : Frédéric Berthiaume

Suivi des performances et remplacement des congélateurs à ultra basse température

Les congélateurs ultra-basse température sont des instruments permettant de conserver des échantillons entre -70 et -80C. Ces instruments, nombreux, sont également très énergivores. La faculté de Médecine s'est dotée récemment de capteurs permettant le suivi de la température de ces congélateurs. Les données collectées permettent de suivre en temps réel la température pour chaque instrument. En comparant ces données, il est facile d'identifier les instruments les plus gourmands en énergie (faible isolation, compresseur vieillissant, givrage important). Ce projet a plusieurs objectifs: 1- identifier les instruments les plus énergivores; 2- diagnostiquer les raisons de cette sur-consommation; 3- apporter des solutions simples pour y remédier; 4- promouvoir le freezerchallenge; 5) initier le mouvement -70 is the new -80C.

Responsable du projet : Nicolas Stifani

Microscopie verte

Les microscopes à fluorescence sont un outil d'analyse grandement utilisé dans la faculté de medecine. Cependant les lampes actuelles permettant à ces microscopes de fonctionner contiennent entre 20 et 100 mg de mercure. Le mercure est nocif pour l'environnement et l'humain. Ce projet propose donc de remplacer ces sources lumineuses lorsqu'elles sont en fin de vie par des technologies alternatives plus propres telles que les DEL et Laser.

Responsable du projet : Nicolas Stifani

Récupération des plastiques

Les plastiques à usages uniques utilisés dans les laboratoires sont présentement traités comme des déchets non recyclables suite à leurs utilisations en laboratoire. Ce projet pilote propose un système de récupération alternatif afin de recycler ces plastiques durs à usage unique  en collaboration avec une entreprise externe.

Responsable du projet : Kevin Wilkinson  

Gestion durable des systèmes à vide

Afin d'initier une « transition verte » dans les laboratoires de chimie et de physique, le remplacement des pompes à huile désuètes s'est fait avec une vision écoresponsable. Les pompes à huile nécessitant un remplacement fréquent de l'huile (couteuse et polluante) les groupes de recherches ont décidé de remplacer leur pompe par des pompes sèches. D'autre part, les pompes à huile n'étant plus dans leur durée de vie active pour les laboratoires, elles seront récupérées par une entreprise externe dans une démarche de second cycle de vie pour une autre utilisation.

Responsable du projet : Charles Moderie